Comment trouver de l’or en rivière ?

L’or a toujours été recherché par l’homme depuis que celui-ci a su travailler les métaux. Il l’a placé dans les matériaux dits « précieux » tant sa présence est rare et le travail nécessaire pour l’extraire, difficile et fastidieux. Aujourd’hui encore, les moyens utilisés peuvent être conséquents avec un coût écologique non-négligeable. Heureusement, en France, malgré sa rareté, l’orpailleur peut l’extraire sans trop de contraintes administratives afin d’être en accord avec la législation ,(tout au moins pour l’instant) dans un cadre de loisir. Pour celui qui se lance dans l’aventure de l’orpaillage, la première question qui lui vient à l’esprit c’est « d’où vient-il ?, où puis-je le trouver ?, comment le chercher ? ». Le but est de vous fournir les bonnes techniques d’orpaillage.

L’Or, où es- tu ?

  • Numéro atomique : 79
  • Symbole : Au
  • Masse volumique : ~19,3 g·cm-3

fond de pan américain

Voici la question à laquelle nous allons tenter de répondre de façon très théorique. Pour cela, nous allons nous appuyer sur des principes physiques, sur des images simplifiées. Parfois, la théorie ne s’applique pas comme elle devrait ; Seule l’expérience sur le terrain paye.

Les origines de l’or :

Pour un orpailleur amateur, le moyen le plus simple est de chercher dans un cours d’eau aurifère. Généralement à proximité de massifs montagneux. Aussi, la répartition des rivières aurifère est assez inégale. On en trouve dans les Pyrénéens, le massif du Jura, les Alpes et le Massif Central. Il y a aussi des zones aurifères en plaine comme la Bretagne pour ne citer qu’elle.

Mais on en trouve aussi dans des zones que seuls les initiés connaissent. Par exemple certaines plages de Bretagne et de Gironde. On estime que 90 % des rivières françaises sont aurifères. Si on considère que, s’il y a une paillette dans le cours d’eau, il y a bien de l’or. Si l’on prend un orpailleur de loisir qui trouve au minimum 2 paillettes par pan, la proportion chute énormément, pour atteindre seulement 15 % des rivières françaises. Tout est donc une question de proportion.

La genèse de l’or

De part l’érosion, l’eau arrache à la terre divers matériaux dont ce précieux métal qui se retrouve inexorablement dans le cours les rivières. L’activité des crues permet de déplacer l’ensemble des matériaux, mais avant cela, cet or vient bien de quelque part ? À l’origine, l’or se forme lors de la naissance des montagnes. Les mouvements des plaques tectoniques lors de la genèse de notre planète, ont provoqué une immense quantité de frictions et de pressions libérant énormément d’énergie. L’or est monté sous forme de vapeurs avec les minéraux lourds (carbone) et s’est cristallisé dans les veines et fissures de la roche. Très souvent on retrouve l’or en association avec un autre minéral, le quartz, qui fait office de substrat, remplissant les fissures ou les failles de certaines formations rocheuses. C’est pourquoi on parle souvent de veine de quartz et d’or.

veine d'or dans du quartz

Comme évoqué plus haut, l’érosion met à découvert certain gisement. La roche mère se trouve alors attaqué par l’action mécanique de l’eau dans les rivières (un autre article parlera de ces procédés d’érosion plus en détail), qui fini le travail de désagrégation de la roche libérant l’or sous forme de points, paillettes, grain et pépites. Au gré des crues, l’or et les autres matériaux vont se déplacer de la montagne vers les cours d’eau inférieurs. L’or se déplace également sous forme d’ion dissout dans des eaux acides puis précipitent au contact de roches basiques comme le schiste. Cette dernière forme fait d’ailleurs preuve d’études, encore aujourd’hui.

Or, où es tu ? Or, que fais-tu ?

Si vous regardez le début de l’article sur les caractéristiques chimiques de l’or, sa masse volumique est mise en évidence. ~19,3 g·cm-3. Vu que nous parlons uniquement de caractéristique physique, nous considérons que la masse volumique = densité. Nous allons donc nous attarder sur les caractéristiques du poids d’une particule évoluant dans un milieu aquatique en mouvement car c’est la clé du problème.

Tout d’abord, commençons par un petit rappel d’un principe physique qui va nous intéresser. La poussée d’Archimède.

la poussée d’Archimède

Elle s’applique également dans le cas où une eau en mouvement va entraîner un objet avec lui. Le déplacement de cet objet va dépendre de la vitesse initiale de la poussé (ici, ce sera le courant), du volume de l’objet et de son poids. Sans obstacle, l’objet se déplace, plus ou moins vite, en fonction de son poids et de son volume.

L’or, un métal lourd

Dans nos rivières, l’or est le métal le plus lourd. Aussi, tant la prospection que son extraction à proprement parlé, est toujours basé sur le fait que l’or sera le matériau le plus lourd. L’or suit le courant selon un certain chemin qui se nomme « la goldline » et parfois se retrouver piéger. Cette goldline a une certaine particularité. Elle est constituée des matériaux également lourds (ferrites, magnétites, hématies, l’or et tout autres débris d’origine ferreuses). Tout cet ensemble se déplace très lentement selon certaines configurations du terrain. Ces matériaux se retrouvent piégés par les différents obstacles naturels.

C’est justement ce que nous allons voir par la suite. Le courant joue un rôle primordial dans cette équation. Il est basé sur un principe physique que tout le monde connait : la poussé d’Archimède. Non pas que l’or flotte. Nous allons nous intéresser sur le déplacement des sables lourds par rapport au reste des alluvions. L’orpaillage n’est rien de plus qu’un exercice de physique qui utilise plusieurs principes bien connus. Le but de l’orpailleur est d’arriver à comprendre le comportement du cours d’eau. On détermine les endroits où l’or aurait pu se faire piéger et l’extraire.

NB : Toutes ces explications ne sont que théorique. Il arrive que la réalité du terrain soit tout autre. C’est aussi la magie de l’orpaillage. En réalité, ce n’est pas de la magie, c’est de l’expérience.

Les différentes configurations favorisant les dépôts d’or :

L’origine de l’or :

La première zone générant une baisse de pression du courant est le méandre, et plus largement une courbe. Comme évoqué plus haut, l’érosion met à découvert certains gisements. La roche mère se trouve alors attaquée par l’action mécanique de l’eau dans les rivières. Elle termine le travail de désagrégation de la roche en libérant l’or sous forme de points, paillettes, grains et pépites. Au gré des crues, l’or et les autres matériaux vont se déplacer de la montagne vers les cours d’eau inférieurs. L’or se déplace également sous forme d’ions dissous dans des eaux acides. Ils précipitent au contact de roches basiques comme le schiste. Cette dernière forme fait d’ailleurs preuve d’études. (plus de détails à ce sujet sur cette page)

Or, où es-tu ? Or, que fais-tu ?

Sa masse volumique est mise en évidence. ~19,3 g·cm-3. Vu que nous parlons uniquement de caractéristiques physiques, nous considérons que la masse volumique = densité. Dans nos rivières, l’or est le métal le plus lourd. Aussi, que ce soit pour la prospection ou pour l’extraction, on va se baser sur ce fait. L’or suit le courant selon un certain chemin qui se nomme « la goldline ».

Cette goldline est constituée des matériaux également lourds (ferrites, magnétites, hématies, l’or et tous autres débris d’origine ferreuse). Tout cet ensemble se déplace très lentement suivant certaines configurations du terrain. Il va se retrouver piégé par les différents obstacles naturels. C’est ce que nous allons voir par la suite. Le courant, quant à lui, joue un rôle primordial dans cette équation. Tout est basé sur un principe physique que tout le monde connait : la poussée d’Archimède.

Le mouvement de l’or

L’or ne flottant pas, ce qui va nous intéresser, c’est surtout le déplacement des sables lourds par rapport au reste des alluvions. Finalement, l’orpaillage n’est rien de plus qu’un exercice de physique qui utilise plusieurs principes bien connus. Le but de l’orpailleur sera donc d’arriver à comprendre le comportement du cours de la rivière afin de déterminer les endroits où l’or aurait pu se faire piéger et l’extraire. C’est ce qu’on appelle « lire l’âme de la rivière ».

NB : Toutes ces explications ne sont que théorique. Il arrive que la réalité du terrain soit toute autre. C’est aussi la magie de l’orpaillage. En réalité, ce n’est pas de la magie, c’est de l’expérience.

La goldline (le chemin le plus court) :


Si vous discutait avec un orpailleur, Vous entendrez de sa bouche ce mot : « goldline ». Ce n’est rien de plus que le chemin qu’emprunte l’or à travers le courant. Sa grande densité (donc son poids) fait qu’il va suivre un chemin bien spécifique. D’une façon générale, l’or va suivre le chemin le plus court. Un débit plus important, comme pendant une crue, peut modifier ce chemin sensiblement en fonction de la configuration du lit rocheux (bedrock). Ces crues charrient aussi bien l’or que les graviers et galets. Lorsque la crue se calme, l’ensemble des objets en mouvement se déposent dans des zones bien spécifiques. Ces zones sont des zones de basses pressions, un ralentissement brusque du courant. L’or, étant plus lourd, il aura tendance à se déposer en premier sur ces zones d’accalmies. C’est justement l’étude de ces zones qui va permettre au prospecteur de trouver «Le spot ».

NB : Heureusement, l’or ne se déplace pas seul. Il existe aussi d’autres matériaux denses (moins que l’or) qui permettent de le repérer (le sable noir, les grenats). Le sable noir (car c’est ce que l’on croise le plus souvent) est un sable qui est chargé à minéraux ferreux comme des magnétites ou hématite. Quelques déchets peuvent aussi accompagner l’or comme du fer rouillé ou des plombs pour pécher. La présence de ces éléments est souvent le signe que vous aurez de grande chance de trouver de l’or à cet endroit.

dessins de la goldline dans une rivière

La goldline c’est la clef

Si vous discutez avec un orpailleur, vous entendrez de sa bouche ce mot : « goldline ». Ce n’est rien de plus que le chemin qu’emprunte l’or à travers le courant. Sa grande densité (donc son poids) fait qu’il va suivre un chemin bien spécifique. D’une façon générale, l’or va suivre le chemin le plus court. Un débit plus important modifie sensiblement ce chemin en fonction de la configuration du lit rocheux (bedrock). Ces crues charrient aussi bien l’or que les graviers et galets. Lorsque la crue se calme, l’ensemble des objets en mouvement se dépose dans des zones bien spécifiques. Ces zones sont des zones de basses pressions, un ralentissement brusque du courant. L’or, étant plus lourd, il aura tendance à se déposer en premier lieu sur ces zones d’accalmie. C’est justement l’étude de ces zones qui va permettre au prospecteur de trouver «Le spot ».

NB : Heureusement, l’or ne se déplace pas seul. Il existe aussi d’autres matériaux denses (moins que l’or) qui permettent de le repérer (le sable noir, les grenats). Le sable noir est un sable qui est chargé en minéraux ferreux comme des magnétites ou hématites. Quelques déchets peuvent aussi accompagner l’or comme du fer rouillé ou des plombs de pêche. La présence de ces éléments est souvent le signe idéal pour trouver de l’or à cet endroit.

Les différentes configurations favorisant les dépôts d’or :

Les méandres :

La première zone générant une baisse de pression du courant est le méandre, et plus largement une courbe.

dessin de dépôts d'or dans un méandre

Dans un méandre, il y a un dépôt de galets qui se forme sur la partie intérieure. Dans une rivière aurifère, les dépôts d’or se font sur ces bancs de graviers. Ces placiers, tels qu’on les nomme, sont constitués de galets, de graviers, d’argiles. L’or et les cailloux étant lourds, cherchent à se déposer à l’endroit où le courant est le moins rapide. Cela est particulièrement vrai en période de crue . C’est donc sur la berge du côté intérieure que le dépôt se fera. Il y a le courant que l’on voit mais il y a aussi se passent au fond de l’eau. Si la goldline suit la partie intérieure de la courbe, c’est aussi à cause d’un courant latéral. Ce courant tourbillonnant va de la berge extérieure (zone d’érosion) vers l’intérieur (zone de dépôt).

Les crues peuvent être bénéfiques

En temps de crue, ces courants sont plus rapides et puissants. La goldline changera donc de chemin. Avec un courant plus rapide, la berge extérieure s’érode venant alimenter l’intérieur du placier en roche, voire en or. Généralement, c’est à l’avant du placier que l’on trouvera la plus grande concentration d’or et de gros galets. A l’inverse, les sables les plus légers se déposeront à la fin, souvent stérile. C’est un phénomène de décantation par gravité.

NB : Lors des crues, l’augmentation du débit et des courants accentue considérablement les mouvements des matériaux.

Le rocher :

dessin dépôt d'or derrière un rocher

Les rochers sont également de très bons pièges à or, du moment qu’ils se trouvent en contact avec le courant. Cet obstacle va créer des turbulences dans son sillage. Ces turbulences vont perturber la vitesse du courant provoquant une zone de basse pression et le courant va brusquement diminuer. Les turbulences jouent un rôle dans le tri, retenant les matériaux les plus lourds juste derrière l’obstacle et libérant les plus légers. Comme précédemment, la variation du débit influe sur la puissance des courants. Et donc sur la capacité de l’obstacle à capter l’or. Les obstacles en bord de berge :

dépôt or derrière un obstacle en bord de berge

Autre cas très fréquent, un rocher, un tronc d’arbre arraché ou tout autre obstacle se situant sur la berge et débordant dans l’eau aura le même effet que précédemment. Toujours sur le même principe, l’obstacle fait opposition au courant. Il modifie une partie de la trajectoire du courant initial en générant derrière lui un tourbillon et un ralentissement de la vitesse de l’eau dans cette zone. La capacité de dépôt est encore plus importante à cet endroit car la berge amplifie l’effet et donc accentue l’accumulation de matériaux lourds. Il est intéressant de noter que si l’obstacle présente des irrégularités sur sa surface, ce sera d’autant plus de pièges pour l’or à prospecter.

Les berges avec obstacle :

dépôt or derrière un obstacle en bord de berge

Les berges irrégulières :

dépôt or après un retentissement de berge

Il est rare de trouver des berges parfaitement parallèles en milieu naturel. Dans ce cas présent, nous avons une berge qui présente un rétrécissement du cours d’eau puis un élargissement. En mécanique des fluides, on appelle ça « l’effet VENTURI ». Pour faire simple, ce rétrécissement fait accélérer le courant et l’élargissement qui s’ensuit, créant un ralentissement brusque et donc une baisse de pression, et qui dit « baisse de pression » dit « dépôt des matériaux lourds », donc de l’or. Dans ce genre de configuration, il est nécessaire de travailler en milieu aquatique pour récupérer les graviers sachant que la zone de prospection et d’extraction peut être très vaste.

Les zones de confluents :

dépôt or après un confluent

Un confluent est l’endroit où un cours d’eau se jette dans un autre. Dans les conditions où le cours d’eau principal garde une trajectoire rectiligne, l’arrivée d’un autre cours d’eau en travers aura un impact sur le chemin de la goldline. A ce croisement, le courant du bras adjacent rentre en contact avec le courant du bras principal, beaucoup plus fort. Ceci aura pour effet de faire dévier tous les matériaux charriés vers la berge opposée ainsi que la goldline. La provenance de l’origine de l’or (bras principal et/ou adjacent) n’aura aucun impact sur le dépôt.

Nous venons de voir les principales conditions de dépôt de l’or mais il est également intéressant de voir ce qu’il se passe sur le bedrock et sous l’eau. Le lit du cours d’eau est loin d’être lisse et parfaitement plat et c’est sur cette surface irrégulière du lit que circule la goldline. C’est donc sur le bedrock (roche mère ou substrat rocheux) que l’orpailleur doit travailler en priorité car c’est une surface qui reste stable malgré le courant, contrairement aux graviers et galets. Heureusement, il y a certaines prédispositions particulières qui permettent de piéger l’or.

En vu de profil ça donne quoi ?

Le rocher ou galet immergé :

dépôt or derrière un rocher

Dans l’eau, les obstacles les plus communs à prospecter sont les rochers ou les gros galets. En réalité, ce n’est pas ce qu’il manque… L’idéal, avant toute chose, c’est de se poser la question. En cas de crue, va-t-il être emporté ou non ? S’il est susceptible de rester sur place, on aura de grandes chances de trouver de l’or. Il faut également noter que des formes irrégulières du bedrock ayant cette configuration auront malheureusement le même effet. Ce genre d’obstacle a un effet bien particulier sur le courant.

En opposition, il dévie le courant tout autour de lui et génère dans son sillage un tourbillon, plus précisément un vortex. Comme vu précédemment, ce vortex va capter les matériaux emportés par le courant et va procéder à un tri. Seules les particules les plus lourdes resteront au contact de la roche, à l’abri des tumultes du vortex et le reste sera éjecté.

Effondrement du bed rock :

dépôt or dans en enfoncement du plancher rocheux

Par endroit, vous pourrez remarquer que le bedrock prend de la profondeur. Le volume d’eau devient plus important et la vitesse du courant diminue. Ce ralentissement est un facteur favorisant les dépôts de matériaux. Les galets se stabilisent dans cette zone de dépression et jouent, à leur tour, le rôle d’obstacles. Il sera alors intéressant d’aller chercher les graviers aurifères derrière ou sous les galets les plus gros. L’objectif pour l’orpailleur sera d’atteindre le bedrock sous les galets. Quand le plancher du bedrock remonte, on a alors un phénomène d’érosion sur cette partie pouvant aussi capter l’or et les sables lourds.

Les marmites :

dépôt or dans une marmite

La marmite est le nom que l’on donne, dans le milieu de l’orpaillage, pour décrire un trou dans le bedrock ou dans un rocher immergé. Ce trou provoque un vide qui, avec la vitesse du courant, va créer un vortex. Comme à chaque fois, ce vortex va capter et trier les matériaux. Ces marmites sont très recherchées par les orpailleurs car ils savent qu’ils vont trouver de l’or et parfois en grande quantité. Cependant, il peut parfois être difficile à localiser car il arrive que la marmite soit complètement colmatée et paraisse invisible. Lorsqu’on exploite une marmite, le plus intéressant se trouve au fond, car la concentration en or et en sable lourd est souvent plus importante qu’ailleurs.

Les failles :

dépôt or dans une fissure ou faille

Si le bedrock parait généralement lisse et glissant, sa structure même ne l’est pas. Le bedrock peut se comparer à des dalles posées les unes à côté des autres. Il arrive aussi que certaine « dalles » de bedrock présentent des fissures, même infimes. Tous ces espaces se nomment des failles ou fissures. De profondeurs et de formes variables, c’est un terrain très intéressant à gratter. Les failles ont le même effet qu’une marmite mais à une échelle beaucoup plus petite. Curieusement c’est souvent dans les failles que l’on trouve les plus grosses paillettes (voir pépites). Cependant, l’extraction est souvent difficile car les cailloux ont tendance à se bloquer dans les failles ; Du matériel spécifique (crochet) est alors nécessaire. Mais comme toujours, la persévérance paye !

Il faut juste garder en tête que le courant est l’énergie qui permet toute forme de dépôt d’or. Ce dépôt se fait soit par la création d’un vortex dû à un obstacle, soit par un ralentissement-même du courant qui créé un phénomène de décantation des matériaux sous l’effet de la gravité. Ce qui différencie un bon prospecteur d’un mauvais, c’est son aptitude à décrypter ces phénomènes dans le milieu naturel. Mais la nature nous réserve bien des surprises. L’expérience nous montre que la théorie peut être mise à mal dans certain cas !

Comment appliquer tout ceci sur le terrain ?

L’histoire du cours d’eau :

Il n’y a pas de mystère. Si le cours d’eau en question contient de l’or, il y a de grandes chances qu’il ait déjà été exploité dans le passé. Pour cela, internet est notre ami, ainsi que quelques bouquins qui restent rares à trouver. Il arrive cependant de trouver des cours d’eau ayant échappé à une exploitation passée et donc non-répertoriées. Mais il faut aussi savoir que 80 % des cours d’eau français contiennent de l’or. Leur identification comme aurifère relève souvent d’un taux plus ou moins important la qualifiant comme telle.

Les hauteurs d’eau :

Vérifiez la hauteur mini et maxi moyenne du cours d’eau à prospecter. En effet, l’orpaillage reste une activité saisonnière, souvent pratiquée l’été, quand les cours d’eau sont au plus bas. Pour un prospecteur, il sera intéressant de connaître la hauteur d’eau maximale (vigicrues).

graphique vigiecrue

Cette hauteur max se fait généralement pendant la fonte des glaces, au printemps, en tenant compte du cumul de précipitations. Le mieux c’est de suivre la hauteur d’eau au cours d’une crue. Surtout si elle a lieu avant le début de votre session d’orpaillage. Deux raisons à cela. Si vous savez à quelle hauteur l’eau est montée au plus haut, cela vous donnera davantage de zone à prospecter sur les hauteurs des berges. En période de crues, même les matériaux lourds sont brassés en surface, contrairement à ce que certains peuvent croire et dire ici et là.

La deuxième raison c’est qu’un courant n’aura pas forcement le même chemin qu’en position basse du lit. La goldline peut dévier de son chemin habituel. Aussi, il est recommandé d’aller voir le comportement de la rivière pendant ces périodes de crues pour visualiser ces phénomènes. Cela vous donnera des indications lorsque vous prospecterez quand les niveaux seront au plus bas.

Quel matériel prendre pour prospecter l’or?

Techniquement, il ne faut pas grand-chose mais le peu que vous allez prendre vous sera indispensable. La première chose indispensable à avoir, c’est un pan ou une bâtée, une pelle, même en version miniature, un petit crochet à failles, une pissette d’aspiration pour récupérer le précieux métal et une pompe à main pour aspirer des graviers dans l’eau. Et c’est tout !!! Laissez votre rampe à la maison car c’est le meilleur moyen de perdre du temps.

Pourquoi une pompe à main ? Et pourquoi le tamis n’est pas dans cette liste ? Deux questions très pertinentes dont les réponses le sont tout autant. Une pompe à main doit être pour vous le matériel qui doit tenir une place aussi importante qu’une bâtée.

Lors de certains stages d’initiation, cet outil n’est presque jamais utilisé, il reste indispensable. Car même si l’or se dépose sur les berges et les bancs de graviers hors de l’eau, leurs quantités et leurs qualités sont beaucoup plus importantes dans l’eau sur le bedrock. La pompe à main reste un outil simple à fabriquer soi-même pour un prix très abordable. Vous aurez remarqué que je ne parle pas de tamis et la raison est très simple : En prospection, le but est de déterminer l’endroit où le dépôt est le plus important.

Pour prospecter correctement, il faut tester et prélever

Lors des prélèvements, il est préférable de tester du gravier brut avec un volume de graviers à tester identique dans le pan. Ainsi, à volume de graviers équivalent, vous aurez un parfait point de comparaison sur vos différents échantillons. En prospection, il faut voyager léger car vous serez certainement contraint de faire beaucoup de chemins. Inutile de se charger inutilement. Prévoyez également une paire de waders afin de pouvoir marcher dans l’eau sans avoir peur de se mouiller.

Quels sont les premières choses à regarder avant de commencer la prospection ?

Ça y est, vous avez trouvé la rivière idéale, le bon moment pour y aller, et une zone bien précise où passer votre (1/2) journée ! Vous voilà sur place et face à vous, toute une zone de jeu. La grande question qui se pose alors : « par où commencer ? ».

Apprendre à lire la rivière

La première chose qu’il va falloir ressentir, c’est l’âme de la rivière. Comment elle se comporte devant vos yeux, et en imaginant en parallèle, comment elle se comportait pendant une crue. A cet instant, vous avez déjà récolté pas mal d’infos, même si c’est la première fois que vous venez dans cet endroit. La première donnée que vous allez rechercher se fera sur votre téléphone (ou votre pc avant de partir). Un petit tour sur vigicrue pour relever la hauteur d’eau actuelle. Ainsi, vous pourrez imaginer jusqu’où l’eau est montée à son point le plus haut. Cette donnée est très importante. Elle permet de visualiser des zones qui étaient sous l’eau il y a quelques mois et qui sont au sec maintenant.

Comment faire ?

La toute première chose à regarder c’est évidemment le courant. C’est le transporteur de l’or. On regarde comment il circule. S’il y a des zones d’accélérations ou de ralentissements, des zones où il y a beaucoup ou peu de fond. Si l’eau circule de façon laminaire ou avec des remous, si le courant serpente ou reste rectiligne, s’il y a des gros rochers visibles en surface.

Il faut toujours garder à l’esprit que la goldline, et donc l’or, vont avoir tendance à être piégée lors du ralentissement de le cours de l’eau, ou lors d’une rencontre avec un obstacle, et imaginer le comportement de l’eau lorsque le niveau est beaucoup plus haut par rapport à tout ça.

Regardez les cailloux

Le plus simple pour commencer est d’observer les bancs de graviers. Regardez de plus près les galets, les sables et plus généralement les minéraux. Préférez si c’est possible des pièges naturels comme des failles, des trous, des gros rochers et en dernier recours des gros galets. Il est intéressant de regarder la présence de certains minéraux comme le quartz, les hématites voire des petits morceaux de fer ou des plombs de pêche (indicateur probable de dépôt d’or).

quartz aurifère
tamisage des hématites

La présence de Quartz vous confortera dans la présence d’or car l’un ne va pas sans l’autre. Pour rappel, c’est dans le quartz que l’or natif se trouve piégé dans la roche avant de se retrouver dans la rivière. Les hématites et ferrites sont des constituants du sable noir accompagnant l’or. Enfin, les petits morceaux de fers et de plombs sont de très bons indicateurs d’un possible dépôt d’or du fait de leur poids assez lourd (proche de l’or). Dans certaines rivières comme l’Ariège ou dans le Limousin, la présence de grenats (lourds) est beaucoup plus présente que les hématites.

Visualisez et imaginez les dépôts

Aussi, il va falloir s’adapter en fonction de la zone de prospection. Il est intéressant de visualiser, sur la berge ou un banc de graviers, la présence de la végétation (petites herbes). Cela vous donne la limite maxi du niveau de l’eau. Il en est de même pour des troncs d’arbres amassés sur une même zone. Une zone de végétation amorce la création de mort-terrain.

L’avantage supplémentaire dans ce cas c’est que vous avez une information supplémentaire, à savoir qu’à cet endroit, le courant ralentit. Et quand le courant ralentit, l’or se dépose. Autre point à regarder, c’est la taille des grains déposés. Un galet étant plus lourd qu’un grain de sable, vous aurez plus de chance de trouver de l’or de grosse taille. Si dans une zone, vous trouvez un dépôt de sable, il sera généralement stérile. En effet, un banc de graviers joue le rôle de décanteur par gravité.

Regardez les informations Vigicrue dans le temps

Avec un niveau plus haut de l’eau, ce banc va piéger les particules les plus lourdes et laisser passer les plus légères. Ainsi les gros galets bien denses vont se superposer et alimenter la construction du banc avec l’or à l’intérieur. Les sables vont au contraire continuer leur chemin et s’accumulent là où le courant est moins fort à la fin du banc.

NB : Dans ce moment précis d’observation de la zone, toutes ces informations vous permettent de dresser un schéma de la rivière. Vous commencez à étudier « l’âme de la rivière ». C’est probablement le moment le plus important, car en dressant ce schéma, vous pourrez prioriser certaines zones plutôt que d’autres. Au fil de votre prospection, vous allez petit à petit, comprendre où l’or se dépose (ou pas) ainsi que les différents mécanismes des dépôts ; Chaque rivière a son schéma, a son âme.

Une rivière a une âme

Une fois cette phase d’observation terminée, vous devriez avoir une petite idée des endroits où commencer vos premiers tests au pan. C’est justement le moment de se mettre au travail. En réalité, il n’y a pas de « meilleur endroit » pour trouver de l’or. Son dépôt peut parfois vous surprendre tout comme son absence. Si la théorie est assez simple, en pratique il peut y avoir des facteurs qui nous échappe.

Ensuite, vous devriez avoir une petite idée des endroits où commencer vos premiers tests au pan. C’est justement le moment de se mettre au travail. En réalité, il n’y a pas de « meilleur endroit » pour trouver de l’or. Son dépôt peut parfois vous surprendre tout comme son absence. La théorie est assez simple, en pratique il peut y avoir des facteurs qui nous échappe.

Les différentes zones où prospecter :

Les marmites :

Les marmites sont des trous naturels dans la roche mère. Endroit idéal pour prospecter.

l'orpailleur vide les marmites pour trouver de l'or

Il faut juste s’assurer qu’à un moment de l’année, le trou se trouve sous l’eau pour qu’il se remplisse de graviers. En immersion et sous l’effet du courant, l’intérieur du trou reste à l’abri du tumulte de l’eau. On dit que c’est une zone de basse pression ou zone de calme qui favorise les dépôts. Ce trou va tout de même être balayé par le courant mais avec beaucoup moins d’intensité. Les dépôts qui s’y trouvent se brassent. Il s’opère un tri des matériaux. Les plus lourds restent au fond. Les plus légers sortent du trou et continuent leur chemin.

Lors de votre prospection, vous pouvez en trouver hors de l’eau mais généralement, ils se trouvent submergés. Lorsque vous prospectez une marmite, elle est bien souvent remplie d’eau. Dans un premier temps, commencez avec votre pelle puis s’il y a trop d’eau finissez à la pompe. La concentration la plus forte en or se trouve au plus profond, au contact de la roche. Lorsque vous travaillez une marmite, il faut entièrement la vider.

Les failles :

Les failles peuvent se trouver à la surface quand le niveau est bas. Elles sont plus nombreuses dans le lit de la rivière.

faille a gratter pour l'orpaillage

Les failles sont de grosses fissures dans la roche. Elles fonctionnent sur le même principe qu’une marmite. Elles peuvent être dans le sens longitudinal ou transversal au courant. Le but pour vous sera d’y extraire complètement tout ce que vous pouvez y trouver. Même si c’est de la prospection, vous n’aurez pas perdu votre temps. Il sera fort probable que certains galets soient coincés et les sables compactés. N’hésitez pas à utiliser un objet contondant pour les déloger. Plus vous aurez du mal à extraire, plus la zone est ancienne et compacté

le bedrock pour l'orpaillage

Les fissures :

Les fissures sont des failles mais de petites tailles (de l’ordre de 1 cm maximum). Elles peuvent se trouver sur un rocher ou le bedrock. Ce n’est pas parce que c’est plus petit qu’il n’y a pas d’or. Pour les fissures, 2 outils vous seront nécessaires. Dans le cas où la roche est immergée, utilisez un pompe à main ou une pissette d’aspiration. Si elle est en surface, utilisez un crochet ou autre outil contondant.

l'orpailleur gratte les failles

Un rocher avec beaucoup de formes irrégulières est idéal à gratter et prospecter. Certains sont adeptes du sniping. C’est une pratique qui consiste à utiliser une pissette d’aspiration aspirer l’or sous l’eau. Masque de plongé à prévoir …

le sniping à la recherche d'or sous l'eau

NB : vous aurez peut-être de la chance de trouver toutes ces configurations de zones au bord de l’eau mais ne vous y trompez pas, c’est essentiellement dans l’eau que vous trouverez ce genre de piège. C’est pourquoi, pour la prospection (et le reste), une pompe à main est indispensable ; c’est dans l’eau que se trouvent les meilleurs dépôts.

Le banc de graviers :

Je vous ai parlé des pièges que je qualifie d’actif car ils se chargent en matériaux et trie directement par l’effet du courant. Je vais vous parler du banc de gravier, qui lui, a un effet plus passif sur le dépôt d’or. La présence en un endroit du cours d’eau d’un banc de gravier traduit un ralentissement du courant et donc une accumulation de matériaux de toutes sortes. Lors de la montée des eaux et de l’augmentation du débit, il se chargera en galets, sables, alluvions et or. Les galets initialement présents vont jouer le rôle de pièges à or.

magnifique placer pour chercher de l'or

Autant l’activité de l’orpaillage est facile sur un banc de graviers, autant la concentration en or est incertaine. D’un point de vue théorique, l’or aura tendance à se trouver en amont du banc. Du fait de l’accumulation des matériaux au gré des saisons, il n’y a pas réellement eu de tri car c’est juste du dépôt. L’or aura tendance à s’infiltrer avec le temps à travers les profondeurs du banc jusqu’à atteindre le bedrock (donc inaccessible avec les moyens utilisés en orpaillage de loisir). De plus, un banc de gravier est mobile. Si une crue est plus forte que d’habitude, elle peut complètement détruire, voire emporter un banc entier et le déplacer plusieurs centaines de mètres plus en aval.

Un banc de gravier n’est pas si facile que ça à orpailler

C’est ainsi que se renouvellent les dépôts. Pour explorer un banc, il faut rechercher un rocher imposant (bulder) ou un morceau de bedrock apparent et trier les graviers qui se trouvent juste derrière lui, afin de maximiser les chances de trouver un dépôt. Malgré son manque de stabilité, il reste intéressant de prospecter un banc. Ayez bien conscience que lorsque vous l’exploiterez, il va falloir traiter beaucoup de volume pour avoir une récolte convenable…

pomep à main pour aspirer l'or sous l'eau

Il faudra juste vérifier que ce rocher ne soit pas susceptible de bouger lors des crues. La plupart du temps, ces rochers sont partiellement voire quasi entièrement recouverts de graviers et de galets, ce qui sera une bonne chose car, l’or se logeant derrière, ils auront eu le temps de se concentrer. En général (car tous les lieux ne se ressemblent pas), un banc de graviers est avant tout une zone d’accumulation. Lors des crues, le courant rabat toutes les alluvions sur cette zone (zone d’accalmie).

Attention aux particules fines

Ces graviers laissent passer les minéraux les plus fins dont l’or (bien sûr) mais aussi des limons et argiles vers le fond. Si vous creusez en profondeur dans le banc, vous aurez d’abord des graviers et galets en surface, puis vous arriverez dans une zone où il n’y aura que de l’argile et des limons (couleur orangée et sablonneux assez compact). Si vous arrivez à cette couche, continuez encore car ce lit d’argile est le signe que le bedrock n’est pas loin. Et si vous arrivez au bedrock, vous aurez de grandes chances de trouver beaucoup d’or qui s’est infiltré depuis des dizaines voire des centaines d’années. Cela dit, le choix de creuser vous appartient, la profondeur de couche est impossible à prévoir et l’ampleur du travail peut vite devenir titanesque.

riviere bulder rochers pour l'orpaillage

Les zones de ralentissements :

superbe enplacement pour l'orpaillage

Les zones de ralentissement du courant peuvent parfois être intéressantes mais elles peuvent être vraiment immenses. Ce ralentissement est souvent dû à un plancher du lit qui remonte ou un élargissement des berges. Cela aura pour effet de diminuer la pression du courant et donc une décantation des matériaux qui se déposeront au fond par gravité et par un courant plus faible. Le gros problème dans ces zones c’est qu’il peut y avoir beaucoup de fond, un fort courant et le bedrock n’est jamais visible (recouvert d’autant de galets et autres dépôts alluvionnaires). L’extraction de gravier peut vite devenir difficile mais l’or est bien dessous.

Les berges :

Les berges sont les bordures du plan d’eau. On y trouve souvent des bancs de graviers amassés sur le côté intérieur d’un méandre mais vous pouvez également tester les berges à l’extérieur ou quand le cours d’eau est en ligne droite. Les dépôts de graviers en sont la preuve. Ces dépôts de graviers peuvent recouvrir tout le plan de la berge. Il est intéressant également de tester les premières herbes (les plus proches de l’eau). Les racines jouent le rôle de filtre un peu comme une moquette, et retiennent les particules d’or.

NB : il faut bien garder en tête que toute zone de dépôt de graviers aurifères (et de graviers en général), n’est jamais figée. Tout dépôt amené par une crue peut très bien se faire lessiver ou remplacer par un suivant. Tout est en perpétuel mouvement. Sauf le cas du bedrock et du rocher apparent (bulder), la configuration d’un lieu peut changer et créer de nouveaux dépôts là où il n’y en avait pas. Il y a donc des phénomènes de concentration en or, de rechargement, de destruction et d’accumulation de dépôts alluvionnaires.

Attention au bedrock argileux

On connait plus facilement le bedrock dur et rocheux. Mais on parle moins du bedrock argileux ou faux bedrock. Ce bedrock se forme par l’accumulation d’agile couplé à un assèchement très rapidement en sons centre. Cet amas ainsi formé, devient dur comme du béton mais demeure très friable. Par la suite, l’érosion fait son travail et dessine ce faux bedrock par des marmites et des failles. Bien sur, si la goldline passe par ce chemin, l’or s’y déposera.

Bedrock argileux ou faux bedrock

NB : Attention, un faux bedrock est très fragile. Il est donc fortement conseiller de ne pas le casser au risque de le rendre inefficace pour piéger l’or lors des prochaines crues.

Mais l’argile est parfois un bon piège à or et sa couleur permet d’être un bon indice.

Conseil de prospection de l’or

La localisation de gisements aurifères peu profonds dans les graviers de cours d’eau peut sembler une tâche ardue. Mais les informations suivantes vous aideront à identifier les zones où l’or sera plus susceptible d’être trouvé près de la surface.

Recherchez les indices.

Il n’y a pas deux roches ou graviers identiques. Différentes tailles, formes, couleurs et surtout densité. La pression de l’eau va trier différentes roches dans différentes zones le long d’un cours d’eau en fonction de la taille, de la forme et du poids, mais le poids est important. Les roches ayant une densité ou un poids plus élevé se trouvent souvent avec d’autres minéraux lourds tels que l’or et les pierres précieuses. Chaque fois que vous lavez au pan, regardez quelle pierre est laissée dans le pan vers la fin. Puis, lorsque vous vous déplacez, cherchez la même pierre à la surface des graviers ou derrière des obstacles plus importants.

Pourquoi des matériaux lourds seraient-ils en surface et non en profondeur ?

La réponse courte est la pression de l’eau. Sans entrer trop loin dans les détails, regardons ce que vous voyez lorsque vous marchez pour la première fois sur un ruisseau. Il y a toujours des zones d’eaux profondes et peu profondes. Les deux sont importants et la compréhension est la clé. Vous êtes plus susceptible de trouver de l’or dans les couches supérieures de graviers juste en aval d’un trou profond d’eau pour une raison simple. Tout ce qui a traversé ce trou d’eau a été refoulé au sommet des graviers par une pression d’eau élevée. Lorsqu’un arbre a été renversé lors d’une inondation dans les graviers, l’eau va se déplacer autour de l’obstacle creusant le gravier environnant.

Lorsque les eaux de crue se retirent, il y aura une zone d’eau profonde autour de la motte de racines et une queue de graviers peu profonds en aval de celle-ci. C’est probablement le meilleur exemple, mais certainement pas le seul où l’or est ramené à la surface par des couches plus profondes de graviers. Cet arbre a peut-être connu de nombreuses inondations au cours de sa vie et vous pouvez être sûr que de nombreuses couches d’inondations se sont déposées autour et derrière. Maintenant, il faut dire que cela ne garantit pas que l’or sera là. L’emplacement de l’arbre dans le lit du cours d’eau a beaucoup à voir avec ce qui a été déposé en aval de celui-ci.

À retenir !

Pendant cette prospection, il va falloir comparer le contenu de vos pans dans les différents en droit testés. Vous avez systématiquement trié des graviers bruts sans tamisage ce qui permet d’avoir un réel point de comparaison entre le volume de gravier et la quantité d’or.

orpailage au bord de l'eau

Lors de votre prospection, il faut absolument voir le maximum d’endroits différents sous toutes les configurations possibles pour dresser un schéma complet du lieu où vous êtes. Maintenant que ce schéma est clair, le prochain travail sera de trouver l’endroit idéal pour poser votre rampe de lavage et vider toutes les zones riches en or. À ce moment-là, comme je dis toujours, le calcul est simple, plus vous passerez de graviers dans votre rampe, plus vous récolterez d’or. C’est la partie « exploitation », la plus lucrative en termes de trouvaille mais la moins intéressante en termes de loisir.

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