Bilan 2019 et objectifs pour 2020

Cette fin d’année fut très dense en nouvelles et en informations de toutes sortes, l’occasion pour nous de dresser un premier bilan. Il y a d’un côté les informations relatives aux avancées avec les préfectures. Puis il y a aussi les informations venant de personnes qui disent beaucoup de choses sans connaitre réellement ce qu’il se passe (merci facebook). L’occasion donc de faire un point.

Les préfectures Ariège et Haute-Garonne.

C’est certainement la plus grosse avancé qui est en train de se dérouler en Occitanie sur la recherche d’or de loisir en ce début 2020. Plus particulièrement sur le département de l’Ariège et Haute-Garonne. En effet, une première réunion a eu lieu conjointement pour faire en sorte de réfléchir à une réglementation conjointe entre les 2 départements comptes tenu de leurs connexions fluviales, en décembre 2019. Ce fut une volonté exprimée par les 2 parties. Nous avons été les initiateurs et avons participé à la tenu de cette réunion même si nous n’y avons pas été convié. Pour rappel, (car beaucoup oublient ce détail), la Haute-Garonne avait gelé toutes demandes à orpailler sur ce territoire depuis 2016. L’Ariège avait prévu d’interdire l’Orpaillage de loisir pour janvier 2020.

logo de la region occitanie

Même si l’association à moins d’un an d’existence, ça fait près de 3 ans que nous travaillons sur ce dossier conjointement avec la FFOR et orpaillage aventure. À cet instant nous avons déjà des informations mais on nous a demandé de ne rien dire pour le moment le temps que l’arrêté soit finalisé et validé. Une chose est sur, l’Ariège et la Haute-Garonne pourra encore accueillir des orpailleurs en 2020. Mais il reste encore pas mal de travail sur les détails qui ont aussi beaucoup d’importance à nos yeux. Et oui c’est un travail d’équipe (FFOR, orpaillage aventure), avec les représentants des préfectures concernées. Le but pour nous est très simple : aider à réglementer l’orpaillage, le cadrer afin de le préserver tout en conservant un maximum de liberté dans notre pratique.

Car pourquoi vivre caché si on peut pratiquer notre loisir en toute sérénité ? Cependant, il y a des points qui ne nous conviennent pas entièrement. Nous continuons à nous battre et à chercher des solutions pour que la réglementation soit plus souple pour tout le monde. Le travail est toujours en cours et donc loin d’être terminé.

Les réseaux sociaux.

Autant les réseaux sociaux ont été le catalyseur pour faire connaitre l’orpaillage, autant c’est, aujourd’hui, un réel fléau pour la survie du loisir. Je suis webmaster et je connais bien les algorithmes. C’est même une passion depuis 4 ans. J’ai étudié Facebook et youtube en détail et tout 2 sont assez semblables. Plus vous interagissez, plus la publication a une portée importante. Hélas, pour youtube et à moindre mesure, Facebook, vous pouvez gagner de l’argent sur vos productions de publication. C’est ainsi qu’on parle de “putaclic” ou, tout faire pour attirer du trafic et que les gens interagissent. Ça c’est la base.

NB : je tiens à mettre en évidence, qu’il est possible de faire de l’interaction en faisant un contenu de qualité. Je sais que beaucoup d’influenceurs et youtubeurs savent travailler pour arriver à réaliser une production de qualité sans faire ou montrer n’importe quoi.

Bilan 2019 et objectifs pour 2020 1

Mais voilà, le problèmes. Lorsque l’on publie en public, tout le monde peut le voir. Et notre administration aussi. Dernièrement, nous avons eu une réunion de travail pour l’orpaillage. Et on nous a parlé de certains agissement sur internet qui ont déplu fortement aux préfectures, et responsable régional de la biodiversité. Quelques exemples cités : prospection dans des zones protégés ou interdites, arrachage de plantes pour récupérer les sables dans les racines…

NB : car oui, arracher des plantes d’une berge, déstructure la berge et favorise son érosion.

Aussi, en 2020, nous allons tenter de vous apporter un complément d’informations sur les bons gestes mais aussi les pratiques qui peuvent impacter le biotope. Car ne vous y trompez pas, notre administration nous juge par rapport à ce que l’on montre en public. À nous de nous adapter. Il va donc falloir, cette année, que tous les acteurs visuels de notre loisir montrent une certaine réalité de l’orpaillage quant au respect de la biodiversité. Qu’ils montrent aussi qu’un orpailleur sait aussi prendre soin des lieux où il prospecte et qu’il connait également son impact sur le milieu naturel. Les professionnels de l’orpaillage se doivent de le faire, alors nous aussi.

Les associations et la FFOR.

Nous en avons fait l’expérience. Pour discuter avec une administration, il faut une structure adaptée. Vous ne pouvez pas vous présenter devant eux en tant que particulier et proposer des revendications. Non. Il faut des structures associatives qui connaissent leurs sujets et surtout se réunir autour d’elles pour avoir du poids et donc être écouté. C’est pourquoi nous allons ouvrir l’association Goldline orpaillage aux adhérents qui souhaitent nous rejoindre et qui partage la même vision que nous.

logo officiel de la FFOR federation orpaillage france

Mais ce n’est pas tout. Goldline Orpaillage est maintenant affilié à la Fédération Française d’ORpaillage. Très peu le savent mais si nous avons le droit d’orpailler aujourd’hui en Occitanie, c’est grâce à la FFOR qui en a fait la demande auprès de la Direction Régionale de L’Énergie et des Matières Premières en 1997. C’est leur action qui a conduit à la réglementation que nous avons actuellement (avant 2020).

Nous encourageons donc les pratiquants à se réunir, fonder des associations, promouvoir l’orpaillage et montrer les bonnes pratiques.

Nous devons nous former à la biodiversité.

Lors de nos réunions avec l’administration, nous avons pris conscience que la biodiversité est la pierre-angulaire pour notre administration. C’est d’ailleurs sur ce principe qu’a été émis l’interdiction d’orpailler en Dordogne et dans le Tarn-et-Garonne. Hélas, à notre décharge, nous ne sommes que des orpailleurs, pour la plupart autodidacte. Nous savons que pour nous (Goldline Orpaillage) nous devons nous former sur ce domaine de la biodiversité et des arrêtés de protections environnementales. Car il faut savoir et comprendre ces sujets pour pouvoir proposer des solutions. Nous allons donc nous rapprocher de spécialistes dans le domaine afin de mieux gérer les négociations futures.

Les préfectures du Finistère.

Enfin, si nous avons le temps et le budget, nous allons discuter avec la préfecture du Finistère, aujourd’hui, interdit à l’orpaillage. Par chance nous avons déjà pas mal d’informations car l’un de nos membres a déjà commencé à prendre des informations auprès de la préfecture. Nous savons exactement quel est le problème et nous avons également 2 angles différents pour argumenter vers une réouverture. Nous avons bon espoir d’ouvrir la discussion et proposer des solutions. La seule chose qui nous manque c’est du temps et des moyens humains. Le Finistère attendra, de ce fait.

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